Environnement

Les nombreux atouts de l’agglomération orléanaise ont permis un développement important, avec un gain de 62000 habitants en 40 ans, la moitié des communes ayant pratiquement doublé leur population, pendant que d’autres, souvent les plus peuplées, gagnaient 20% à 30%. Située au carrefour de plusieurs grands espaces, la Beauce, la Sologne, le Val-de-Loire, l’aire urbaine orléanaise dispose d’un capital nature particulièrement important, valorisé par l’inscription sur la liste des sites UNESCO. L’Agence d’urbanisme s’est donc toujours efforcée de concilier développement urbains et prise en compte des paysages et de l’environnement.

Le renouveau de la pensée territoriale, inscrit en particulier dans les lois Grenelle, puis les lois ALUR et de transition énergétique, conforte cette orientation, avec l’instauration de nouveaux outils, à tous les stades de la réflexion sur l’aménagement et l’urbanisme : plan biodiversité, trame verte et bleue aux différentes échelles, du SCoT, de l’inter-SCoT, des PLU communaux. Les équilibres environnementaux restent fragiles : d’abord parce qu’une partie importante du territoire est soumise à un risque inondation important, la Loire restant le seul grand fleuve sauvage du pays ; ensuite parce que la pression urbaine et la crise d’une partie de l’agriculture conduisent à une expansion urbaine sans vraies limites, avec une certaine banalisation des espaces bâtis.

L’Agence s’inscrit dans la réflexion sur la coexistence nécessaire entre la ville et l’espace agricole, entre le développement économique et la protection ou la valorisation des espaces naturels. En collaboration avec des organismes « experts » (ADEME, CEPRI, Mission Val-de-Loire, Chambre d’Agriculture…), l’AUAO s’investit sur des thèmes stratégiques, comme la Charte agricole, la prise en compte du risque inondation (« faire projet en Val-de-Loire », formes urbaines résilientes, etc.), et travaille très concrètement sur des aménagements intégrant ces problématiques, par exemple dans le secteur de la tête nord du Pont de l’Europe, mais aussi dans les études préopérationnelles de définition d’écoquartiers.

Faire projet en Val de Loire

Attitude ligérienne
(36 pages – 5,5 Mo)

TRW-Renault
(8 pages – 4,16 Mo)
Le classement du Val de Loire parmi les sites exceptionnels par l’Unesco donne des obligations particulières pour le maintien de cette qualité exceptionnelle des paysages, les uns naturels, les autres produits par l’histoire. En collaboration avec les autres agences ligériennes, Angers et Tours, l’AUAO produit des réflexions générales ou particulières sur la façon de « faire projet » en bord de Loire, le classement ne devant pas conduire à un arrêt du développement, mais bien à une meilleure inscription de ceux-ci dans le milieu existant, pour ne pas le dénaturer, pour y apporter au contraire de nouveaux éléments de valorisation, comme par exemple le geste architectural du pont de l’Europe. Avec la mission « Val de Loire », l’AUAO intervient également sur d’autres territoires, comme les vals du Giennois.

Faire coexister la ville et l’espace agricole

Charte agricole
Charte agricole
(58 pages – 10,3 Mo)

Boigny occupation des sols
Boigny : l’occupation des sols
(2 pages – 476 Ko)

Le développement urbain au sein d’un espace agricole à forte valeur ajoutée conduit à certaines tensions, avec une forte différence de valeur entre le terrain urbain et l’espace cultivé, et des modes de vie et attentes vis-à-vis de l’environnement bien différentes entre le rural et le citadin. La crise de certaines productions agricoles, et la difficulté à trouver des repreneurs après le départ à la retraite des exploitants tendent à favoriser l’expansion de la ville, et à englober progressivement l’espace cultivé, au détriment de conditions d’exploitations rentables. Pour casser ces processus, et permettre la coexistence entre l’urbain et l’agricole, l’Agence d’urbanisme a été chargée d’élaborer une charte agricole à l’échelle de l’agglomération, en relation avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT). Et elle intervient à la demande de certaines communes pour la décliner et l’affiner localement, pour organiser des concertations et améliorer le fonctionnement global.

 L’occupation des sols :

La protection des espaces agricoles

 

Trame verte et bleue, corridors écologiques, Plan biodiversité, valoriser nature et paysages

Trame verte et bleue
Trame verte et bleue
(36 pages – 3,45 Mo)

Schéma de parcours - Découverte autour du Loiret
Schéma de parcours Loiret
(60 pages – 5,26 Mo)

La largeur d’un val de Loire très boisé, avec des vues lointaines, ainsi que l’importante couverture forestière sont des atouts pour la qualité de vie dans l’orléanais, et contribuent à son attractivité. Mais l’exploitation intensive de la terre par de grandes exploitations aux moyens modernes tend à s’ajouter aux effets de l’étalement urbain et de la construction de grandes infrastructures de transport (autoroutes, voies ferrées) pour appauvrir la biodiversité, et établir des coupures difficilement franchissables. Les obligations définies par les lois réglementant l’urbanisme et la cohérence territoriale imposent désormais une meilleure prise en compte de la trame verte et bleue, le respect ou le rétablissement de corridors écologiques, l’établissement de plans « biodiversité ». L’Agence d’urbanisme participe à ces réflexions, aux côtés de bureaux d’études spécialisés, apportant à la fois ses outils d’observation et de représentation (bases de données, SIG) et son regard tourné vers l’amélioration du fonctionnement et de l’organisation de la ville.

Atouts et risques naturels

SIG
SIG
(2 pages – 3,70 Mo)
Si la Loire offre bien des atouts paysagers, elle représente aussi une source de dangers, avec des crues puissantes et dévastatrices, amplifiées par les faibles reliefs, la largeur du val, et une canalisation par des levées dont l’entretien n’est pas toujours assuré convenablement. Les recommandations des plans de prévention des inondations (PPRI) doivent être intégrées aux documents d’urbanisme réglementaires, et les zones d’aléas prises en compte dans le développement urbain à la hauteur du risque, la rupture d’une levée pouvant être réellement catastrophique. L’Agence participe aux groupes de travail pour la sensibilisation des acteurs, et réalise des documents d’intérêt général, comme son étude sur les « formes urbaines résilientes en zone inondable ». Son système d’information géographique prend en compte les différents facteurs de risques naturels, comme les effondrements de cavités souterraines, ou les zones de rétraction des argiles, et les intègrent dans les documents d’urbanisme réglementaire comme les SCoT (schémas de cohérence territoriale) et les PLU.

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